Stefan Hüfner - Article Un / Article one

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Article Un

Un pays au bord du précipice. Le nombre de chômeurs est plus important que le nombre d’actifs. Mais l’économie fait tout de même des profits et les courbes sont croissantes. Lorsqu’une crise économique se déclare, une question morale se pose: Que faire de ces mangeurs superflus? Le physicien expérimental Stefan Hüfner pose cette explosive et très actuelle question dans son roman utopique Article un sur le destin de la famille Güldenklos qui est en train de se jouer. Bilan: dans un pays où le néolibéralisme et la croyance en l’économie sont supérieurs, la dignité de l’homme est entamée. Un homme à qui cette histoire figure bien connue: l’auteur lui-même rendu célèbre par sa critique du développement de la société (la responsabilité de la science naturelle vis-à-vis de la société , la signification de la culture pour la cohésion sociale). Il a simplement pensé à quelques découvertes supplémentaires. Ce que la politique n’ose pas aborder est ici l’inimaginable réalité. Par ses conséquences radicales, cette négative utopie nous rappelle Le Meilleur des Mondes d’Huxley ou 1984 d’Orwell.

 

Article one

A country on the verge. The number of unemployed people is higher than the one of those employed. Nevertheless, economy is making profits and the stock prices are rising. When a financial crisis sets in, a moral question is asked: what to do with the superfluous eaters? The experimental physician Stefan Hüfner plays with this idea of the recently discussed test arrangement in his utopian novel Article one which is about the destiny of the Güldenklos family. The conclusion is that in a country ruled by neoliberalism and the belief in economy the dignity of a person is indeed violable.
For those who recognize this story it may be interesting to know that the author, who has become popular as a critic of social developments (the responsibility of science in front of society; the importance of culture for the cohesion of society) just imagined the outcome of a few of those developments. In the novel the unimaginable which politics dare not speak out becomes true. This dystopia with its radical consistency is reminiscent of Huxley’s Brave New World and Orwell’s 1984.